Perturbateurs endocriniens : un nouveau pas en avant

Les perturbateurs endocriniens font débat, et nos cosmétiques peuvent en contenir, même si d’autres produits de consommation, comme les biocides et les phytosanitaires ont des impacts sanitaires et environnementaux plus importants.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit le perturbateur endocrinien “comme une substance ou un mélange exogène qui modifie la (les) fonctions(s) du système endocrinien et, par conséquent, provoque des effets néfastes sur la santé dans un organisme intact ou sa progéniture ou (sous) population”.

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La Commission Européenne a lancé en mai 2019 un appel à données aux professionnels de la cosmétique sur 28 perturbateurs endocriniens prioritaires*. En décembre 2019, elle a ouvert une consultation publique sur le même sujet. Les résultats ne sont pas encore connus.

L’étude de cinq perturbateurs endocriniens est en cours au SCCS ( Scientific Committee on Consumer Safety) , qui est l’instance scientifique de la Commission Européenne : Benzophenone-3, Homosalate, Octocrylene, Propylparaben, Resorcinol.

L’IFRA (International Fragrance Association) a pour sa part lancé un consortium pour l’étude du Benzyl Salicylate, avec la motivation de défendre cette substance précieuse en parfumerie.

Impatients, cinq Etats-Membres (Belgique, Danemark, France, Pays-Bas et Suède) ont collaboré à la mise en place d’un site informatif sur les perturbateurs endocriniens. Trois catégories y sont distinguées : les perturbateurs avérés en Europe, ceux en cours d’évaluation en Europe, et ceux avérés dans les Etats-Membres. Le site a été mis en ligne début juin 2020 : edlists.org/the-ed-lists.

Ce site, qui n’est pas exclusif aux cosmétiques, n’a pas de valeur règlementaire, il est néanmoins à visiter pour information en attendant les résultats européens validés.

UnknownOn peut observer à l’occasion que l’agence française engagée est l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail), qui semble ainsi se substituer à l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de Santé) qui a la tutelle officielle des produits cosmétiques. A chacun de nous d’en tirer ses conclusions personnelles.

* Benzophenone-3, Kojic acid, 4-Methylbenzylidene camphor, Propylparaben, Triclosan, Resorcinol, Octocrylene, Triclocarban, Butylated hydroxy toluene, Benzophenone, Homosalate, Benzyl salicylate, Genistein, Daidzein, Butylated hydroxyanisole, Ethylhexyl methoxycinnamate, Benzophenone-1, Benzophenone-2, Benzophenone-4, Benzophenone-5, Methylparaben, Cyclopentasiloxane, Cyclomethicone, Salicylic acid, Butylphenyl methylpropianol, Triphenyl phosphate, Deltamethrin.