Etudes et tests, en faire ou pas ?

L’étude, l’essai, le test ne sont pas des obligations réglementaires en Europe. Ce sont des moyens expérimentaux pour acquérir de façon onéreuse une donnée ou une information dont on en dispose pas et qu’on a pas pu obtenir gratuitement. Avant de lancer une étude (ou un essai, ou un test) il convient en conséquence de bien en apprécier la pertinence et l’intérêt.
On a coutume d’en distinguer trois catégories d’études :

1 – D’abord celles liées à la formulation
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Elles ont pour but de fournir des informations non disponibles mais jugées nécessaires à la mise au point galénique (technique) du cosmétique : challenge-test, interactions contenu-contenant, stabilité … L’expérience du formulateur, les dossiers techniques des fournisseurs et un raisonnement analogique permettent de se dispenser de certaines études.
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2 – Puis celles liées à la sécurité du cosmétique en santé humaine.
Leur but est de pré-évaluer l’impact sanitaire du cosmétique sur l’humain. Le modèle-type est le test d’irritation. Cette catégorie est en train de disparaître, et c’est tant mieux. Car ces études sont agressives et elles ont de moins en moins d’utilité, maintenant que le développement des cosmétiques se fait avec le concours précoce de toxicologues, que les matières premières et les articles de conditionnement sont bien documentés par leurs fournisseurs, et que les bpf sont  respectées par toute la chaîne.
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3 – Fnfin, celles à but marketing.
Leur objet est de fournir des arguments commerciaux. On y trouve encore des tests de tolérance, mais surtout des études revendiquant des effets, des allégations pour employer le vocable des autorités françaises. Ces études sont déterminées par le metteur sur le marché en fonction du positionnement du produit, des moyens financiers, des délais de réalisation et de l’éthique de l’entreprise.
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Alors, en faire ou pas ?
 
A vous de juger en tant que personne responsable, en fonction de vos ambitions, de vos délais, de vos moyens financiers, et là encore de votre éthique tant personnelle que professionnelle.