La durabilité mimimale

Tout d’abord, en cosmétique, on ne connait que la durabilité minimale. Les DLC, DLU, DLUO ou expiration, relèvent d’autres règlements que le nôtre.
La règle est la durabilité minimale datée, avec une date exprimée en mois et année, introduite soit par le pictogramme du sablier, soit par une des formules littérales dans la langue du consommateur européen : « à utiliser de préférence avant fin / best used before the end of / … » .
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Pour fixer la date de durabilité minimale, on se base sur l’étude de stabilité : à la date indiquée, le cosmétique ne doit présenter aucun signe de dégradation et doit continuer d’exercer pleinement sa fonction.
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Pour nous éviter la date butoir, économiquement pénalisante avec les invendus et les proches périmés refusés par les revendeurs/retailers, qu’elle génère, l’Europe a inventé la « PAO », période après ouverture ou period after opening. La PAO est la durabilité minimale après ouverture, elle est exprimée par une durée en mois après le premier usage, et mentionnée au moyen du pictogramme du pot ouvert. Dans ce cas le chronomètre de la durabilité est seulement déclenché à la première utilisation : le produit cosmétique non ouvert est réputé éternel !  L’option de la PAO est réservé aux cosmétiques très stables, en pratique stables plus de 30 mois dans leur conditionnement d’origine.
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Pour établir la durabilité minimale après ouverture, on se base sur une analyse de risques, connue sous le nom de PAO théorique. Les méthodes usuelles viennent de COSMED et de l’ANSM, elles opèrent par décrémentation de mois à partir du plafond théorique de durabilité fixé 3o mois. On choisit ensuite une PAO à sa convenance, inférieure ou égale à la PAO théorique.
Durabilité minimale datée, ou durabilité minimale après ouverture, faites le bon choix !